FAQ

Questions les plus fréquentes concernant le mélanome

Qui a le plus grand risque de développer un mélanome ?

Le risque de développer un mélanome est plus grand chez les personnes à la peau très claire qui développent des taches de rousseur et qui brûlent facilement au soleil lorsqu'ils s'exposent. Ce risque est également augmenté chez celles et ceux qui sont porteurs d’un très grand nombre de grains de beauté. Dans le passé, un souvenir de coups de soleil importants spécialement durant l’enfance et l’adolescence (d'autant plus qu'il a été accompagné de lésions bulbeuses). L'antécédent de mélanome chez un autre membre de la famille au premier degré contribue à augmenter nettement le risque de développer un mélanome. L’exposition fréquente au soleil, principalement pendant les périodes de loisirs augmente le danger de faire un mélanome. Avant 50 ans le mélanome atteint également l’homme et la femme, il peut se développer à tout âge quoiqu’il soit extrêmement rare durant l’enfance.  Pour des raison toujours inconnues, après 50 ans l’homme majore son risque de présenter un melanome

Quelles sont les causes de l’augmentation de l’incidence du mélanome ?
Mis à part la dégradation de la couche d’ozone, il faut surtout se tourner vers le comportement des gens vis-à-vis du soleil durant ces dernières décennies. La popularité accrue des loisirs extérieurs et des bains de soleil entraîne une exposition excessive au soleil. Beaucoup considèrent le bronzage comme un élément esthétique attractif et un signe de bonne santé. Cependant, le bronzage est d’abord un signe d’agression solaire et représente une tentative de la peau de se défendre vis-à-vis d’une nuisance future.

Comment peut-on améliorer les chances de survivre à un mélanome ?
Les clés d’une issue favorable résident dans une détection et une chirurgie précoces. Un auto-examen périodique à la recherche de lésions suspectes et l’avis du dermatologue quand il y a doute doivent devenir une attitude standard si nous voulons maintenir la mortalité du mélanome aussi basse que possible.

Quels sont les autres effets délétères du soleil sur la peau ?
En dehors du mélanome, le soleil induit d’autres formes de cancers (les carcinomes) heureusement de bien meilleur pronostic vital mais sources parfois de dégâts esthétiques considérables.
Les UV vieillissent prématurément la peau : rides, taches, dessèchement, rugosité, ecchymoses. (photohéliose)

Peut-on prolonger les périodes d’exposition au soleil si on utilise des crèmes solaires ?
Un écran total au sens strict du mot n’existe pas. Certaines longueurs d’ondes (UVA : longues longueurs d’onde) ne sont pas correctement filtrées même par des crèmes étiquetées d’un haut facteur de protection. L’effet cumulatif de ces UV non filtrés peut engendrer à la longue un cancer de la peau et un vieillissement prématuré de la peau. Il ne faut donc pas s’exposer plus longtemps au soleil sous prétexte que l’on est enduit d’un écran « total ». L’exposition au soleil doit être déconseillée entre 11 et 15h, période pendant laquelle le rayonnement solaire est le plus agressif.

Les auto-bronzants sont-ils moins nocifs que le bronzage par le soleil ?
Oui! Un auto-bronzant procure un aspect de bronzage naturel au travers d’une réaction chimique à la surface de la peau. Il donnera satisfaction à la personne désireuse d’avoir un aspect bronzé sans les risques d’une exposition aux UV. Une fois la coloration désirée obtenue, il faut appliquer l’auto-bronzant toutes les une à deux semaines pour la maintenir en raison du renouvellement des couches de l’épiderme. Mais les utilisateurs doivent absolument être prévenus que les auto-bronzants ne procurent aucune protection solaire.

Quels sont les risques induits par le banc solaire ?
Un mot d’avertissement. Les bancs solaires induisent un bronzage essentiellement par l’action des UVA, réputés faire bronzer sans brûler (préparer la peau à l’exposition au soleil). Ils augmentent néanmoins le risque de cancer et sont sans aucun doute responsables du vieillissement cutané précoce photo-induit.